• NOS MISSIONS

    NOS MISSIONS

    L’IPACC a trois missions principales découlant de nos programmes:

    • Promouvoir les Droits de l’Homme et l’égalité des genres pour les peuples autochtones

    • Promouvoir les droits et la participation des peuples autochtones dans les processus de conservation de l’environnement et de justice climatique

    • Soutenir et aider un réseau régional d’organisations de peuples autochtones africains qui soit démocratique, transparent et efficace.

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L’IPACC est fondé sur le fait que les peuples autochtones d’Afrique souffrent de violations des Droits de l’Homme, de l’exclusion des processus de prises de décisions économiques et politiques et dans la plupart des cas d’une discrimination systématique juridique et sociale. Dans la Région des Grands Lacs, il y a eu des instances répétées de violence génocidaire visant les peuples autochtones.

La mission de l’IPACC est d’aider les associations membres à étudier et à comprendre les Droits de l’Homme, les traités des Droits de l’Homme, les procédures spécifiques, et de travailler avec leurs communautés, leurs gouvernements nationaux, leurs organismes régionaux et les Nations Unies pour protéger et promouvoir les principes fondamentaux des Droits de l’Homme et l’égalité des genres.

Les priorités actuelles de l’IPACC sont, entre autres, celles de travailler avec le Programme d’intégration et de développement Pygmées (PIDP) dans la République Démocratique du Congo de l’Est (RDC), de documenter les violations des Droits de l’Homme et de les soumettre au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Le but est de créer des repères et de surveiller les fluctuations des violations des Droits de l’Homme pour aider à trouver des solutions et pour fournir un mécanisme de détection précoce de prévention des génocides. L’IPACC, en coopération avec le Centre de documentation, de recherche et d’information des peuples autochtones (DOCIP) et HURIDOCS, a fourni en ligne des données sur les Droits de l’Homme pour que les peuples autochtones du Rwanda, du Burundi et de la RDC puissent se former.

Le PIDP et l’IPACC travaillent présentement avec la Maison de l’enfant et de la femme pygmée, OrigiNation et le WWF de la RDC pour offrir une formation sur les normes et les standards des Droits de l’Homme aux peuples autochtones Baaka (Aka, Bayaka).

L’IPACC aide ses membres africains à faire des rapports sur les Droits de l’Homme à l’Examen périodique universel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et à communiquer avec les Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur les risques de violations des Droits de l’Homme.  

Le DOCIP aide les membres francophones de l’IPACC afin d’offrir un stage de formation approfondi aux peuples autochtones africains sur les processus de documentation des Droits de l’Homme, sur la gestion des organismes locaux et des levées de fonds et sur l’engagement dans les mécanismes et les plateformes des Nations Unies pour les Droits de l’Homme.

L’IPACC a le statut d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et ses membres participent dans certains processus et réunions de la Commission. L’IPACC prend part dans le Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones dans lequel d’importantes normes et standards sont recherchés et promus pour assurer l’application des droits des peuples autochtones à travers le monde.

L’IPACC a un coordinateur régional spécifique pour l’égalité des genres qui travaille avec le Conseil consultatif sur la condition de la femme. L’IPACC soutient l’intégration complète du principe d’égalité des genres dans tous ses programmes et ses projets. Une partie de cet engagement est d’avoir des femmes compétentes et visibles au pouvoir à l’IPACC.

Justice climatique et environnementale (Climate and Environmental Justice)

La plupart des membres de l’IPACC sont extrêmement dépendants de leurs ressources naturelles. Les peuples autochtones d’Afrique, par définition, vivent dans des écosystèmes sensibles. Ils utilisent leurs ressources naturelles pour le pastoralisme ou pour la chasse et la cueillette de nourritures sauvages. La dégradation de l’écosystème africain et l’instabilité du climat mondial posent un risque sérieux aux membres de l’IPACC et à la durabilité de l’Afrique.

L’IPACC prend part à plusieurs projets pour aider les peuples autochtones, détenteurs de savoirs environnementaux, à protéger l’environnement, à guider les politiques nationales et à développer une résistance sociale et économique face aux changements climatiques.

Les priorités de justice environnementale et climatique de l’IPACC sont entre autres:

  • La promotion des systèmes de savoirs traditionnels autochtones dans les Plans d’adaptation nationaux;
  • L’utilisation de méthodologies spatiales participatives comme le modelage participatif en 3D pour que les peuples autochtones étudient et expliquent la gestion de leurs paysages et de leurs systèmes de savoirs traditionnels;
  • La promotion des droits, de la bonne gouvernance et du savoir traditionnel dans les Sites du patrimoine mondial de l’UNESCO ;
  • L’engagement des peuples autochtones dans les organismes des Nations Unies pour l’environnement, notamment la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la Convention sur la diversité biologique, la Convention pour la lutte contre la désertification;
  • La conservation des forêts africaines, notamment des forêts tropicales humides ainsi que des terres arides et des forêts d’oasis – une participation équitable et une gestion adéquate des peuples autochtones dépendants des forêts;
  • L’application, la conformité aux Droits et une gestion adéquate du Programme de travail relatif aux zones protégées au titre de le Convention sur la diversité biologique des Nations Unies et de la Convention du patrimoine mondial de 1972 de l’UNESCO;
  • La protection et la promotion des Droits des peuples autochtones à la propriété intellectuelle des ressources génétiques et naturelles.

Les priorités de l’IPACC incluent une approche africaine à l’adaptation au climat qui réunit les sciences, les savoirs autochtones et les processus de prise de décisions. L’IPACC travaille avec la division des Systèmes des savoirs locaux et autochtones de l’UNESCO et coopère avec le Groupe d’experts des pays les moins avancés à la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC). L’IPACC est l’un des membres principaux du Programme de travail de Nairobi sur les incidences du changement climatique, sur la vulnérabilité et sur l’adaptation à ce changement de la CCNUCC.

L’IPACC est une organisation membre de l’Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources (UICN). L’IPACC travaille avec l’UICN au niveau national, régional ainsi que mondial pour promouvoir les droits et la participation des peuples autochtones à la conservation des paysages et à l’usage durable de la nature. L’IPACC est particulièrement conscient des problèmes de gouvernance des zones protégées et des sites du patrimoine mondial.

L’IPACC a beaucoup travaillé avec le Centre technique de coopération agricole et rurale  pour promouvoir l’utilisation de méthodes participatives dans la cartographie et le modelage des terres ainsi qu’avec le Système d’information géographique et autres médias pertinents.

L’IPACC est membre de la coalition « We Have Faith – Act Now for Climate Justice » (Nous avons la foi – agissons maintenant pour la justice climatique).

Maintenir un réseau régional de peuples autochtones (Maintaining a regional network of indigenous peoples)


Le but initial de l’IPACC et sa mission principale est d’accueillir et d’être un réseau de solidarité pour les peuples autochtones d’Afrique. L’IPACC est né de la volonté de divers peuples autochtones africains de s’unir et de travailler ensemble afin de promouvoir leurs droits ainsi que d’améliorer la démocratie et la gouvernance africaine.

Les membres de l’IPACC votent tous les trois ans pour que leurs représentants travaillent au Comité exécutif de l’IPACC (ExCo). Il y a six différentes régions qui ont une représentation dans le Comité, ce qui crée un Comité de 18 membres guidant l’exécution du programme et représentant le réseau au niveau international.

Le Comité exécutif élit son propre président, député, et coordinateur régional pour les femmes. Le Comité est aidé par le Secrétariat basé au Cap, en Afrique du Sud. Le secrétariat lève des fonds et aide à l’exécution des projets au niveau du site ou aide certains représentants à aller aux réunions régionales ou aux forums de l’ONU.

Tout le réseau de l’IPACC a un Conseil d’administration qui gouverne sa responsabilité financière et qui est responsable en vertu de la loi sud africaine de vérifier et de compter les fonds ainsi que de se conformer juridiquement à la législation du travail. L’IPACC a des statuts et un code de conduite qui le gouverne.